Coquille

Gravure de Boyan Donev

Disponible

Que cette gravure est silencieuse — et combien de voix elle contient.
« Coquille » est une ville d’un autre temps, blottie dans un souvenir marin. Les maisons sont comme des coquillages, amassés à partir de vies humaines, liés par la foi et le sel.
Elles poussent sur la coquille avec une telle évidence, comme si la mer elle-même avait décidé d’ériger sa propre cité — non de pierre, mais d’écho.

En la regardant, on sent chaque ruelle résonner — doucement, comme l’enfance, comme le souvenir d’un rivage qui n’existe plus. La coquille est à la fois maison et tombe : elle protège, mais rappelle tout ce qui a été perdu.
Cette ville n’est pas simplement dessinée — elle a entendu la mer et elle est restée pour la répéter à jamais, enfermée dans sa fine enveloppe sonore.

« Coquille » est la nostalgie devenue architecture.
La ville ne s’effondre pas — elle écoute.

Lia

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